Vous parler du plus délicieux livre de l’année… [à propos de la rentrée littéraire 1975.]

Celui-là, je ne pouvais pas le passer à l’as : trop de grâce, de dons naturels, un si joli roman devait trouver sa place dans nos colonnes. Car Gabriel et les Primevères est un enchantement. Souvenez-vous de l’Obsédé de William Wyler, Alain Demouzon nous en donne la version ironique et syncopée. Gardien dans un pensionnat de jeunes filles soi-disant comme il faut, Gabriel épie les donzelles, guette et finit par assister à leurs premier ébats amoureux. La petite culotte remplace la fichue madeleine pour le meilleur et pour le pire dans cet exercice de style de qualité qui ravira les messieurs seuls, qui aurait ravi Lewis Carroll. Pour lui, pour eux, qu’il me soit pardonné d’avoir fait cas d’un premier roman aussi charmant. »

Jean-Marc Roberts, Le Quotidien de Paris, 6 janvier 1976


« Incroyable ! Heureusement incroyable ! Un premier roman écrit par un homme de trente ans qui échappe à la manie de l’autobiographie romancée, à la facilité de la confession intime en forme d’exhibition. Par son sujet, ce pourrait être un policier : une adolescente est violée puis assassinée dans un pensionnat pour jeunes filles du monde. Mais, par son développement, par son écriture, il s’agit plutôt d’un récit psychologique doublé d’une étude de mœurs. […] Bien écrit, rythmé comme un suspense mondain, ce premier roman affirme plus que des dons. Un écrivain qui a quelque chose à raconter vient peut-être de naître… »

Michel Georis, L’Éventail, Bruxelles, 3 octobre 1975.


« Saluons avec Gabriel et les Primevères (Flammarion) le premier roman d’Alain Demouzon, une victoire de l’imaginaire. Enfin quelqu’un qui invente des personnages, une situation originale au lieu de remâcher ses obsessions ! Gabriel, jardinier d’un collège de jeunes filles, les contemple sous la douche par un trou qu’il a aménagé. Il a ses préférées. Qui devinerait la tempête qui s’amasse sous le crâne du jardinier lorsqu’il ramasse ses feuilles dans sa brouette ? Il a vu grandir les petites depuis des années, elles nourrissent ses rêves. Il suffit que la directrice invite un jeune homme qui lui est proche pour que le drame se noue. Alain Demouzon : un nom à suivre. »

Thérèse de Saint-Phalle, Votre Beauté, novembre 1975.


« Gabriel et les Primevères est un livre particulièrement attachant par la délicatesse de la peinture, par l’habileté à se tenir loin de toute psychologie abusive, par la fermeté de l’écriture enfin. »

Philipe Venault, Le Magazine littéraire, octobre 1975.


Un compte-rendu universitaire

« Tout de suite, le titre de ce premier roman évoque, bien sûr, Proust. En fait, un des personnages ne manque pas en passant, de faire allusion à la vieille métaphore qui a inspiré ce titre comme, auparavant celui de son illustre modèle. Le rapprochement ne va guère plus loin mais cet emprunt est habilement exploité. En effet, le héros est un paisible jardinier simple d’esprit qui veille amoureusement sur tout un parterre de jeunes beautés. Le double prétexte est ainsi fourni à la description répétée des corps féminins et des jardins complices qui ornent les Primevères, un vieux château aménagé en pensionnat de jeunes filles. Mais qui dit « château » suggère « conte de fées », et c’est dans cette optique que l’on peut lire la première partie de ce récit de la Belle au bois courant. On peut également voir la Bête dans Gabriel, cet ours familier, ange gardien ou dieu Pan des jardins et des nymphes, à l’affût de la déesse juvénile et polynyme de l’Éternel Féminin.

Contrairement au cas de l’univers proustien, le Temps, ici, ne se perd pas ; il est en suspens. Gabriel, un enfant à 48 ans, et mythomane, vit perpétuellement dans un présent imaginaire à contempler secrètement le corps des pensionnaires s’adonnant au rite purificateur de la douche. Aucune recherche du passé chez lui : voyeur et esthète inconscient, il vit le bonheur des temps édéniques, le Temps Premier (Prima-vera) de l’innocence.

Malheureusement, ses journées sont comptées et leur pureté est bientôt souillée par l’intrusion du Malin. À son admiration chaste — Gabriel est créature de l’aube — succède le contact coupable, nocturne et dangereux des chairs qui mènera à la violence et au crime. À l’ambiance ensoleillée, estivale, de la première partie, succèdent les ombres maléfiques et les pluies de l’automne. Avec elles apparaît le protagoniste qui dominera la deuxième partie de ce gentil roman manichéen : l’inspecteur Carlus. Sans rapport, sinon homophonique, avec le fameux baron de La Recherche, et aucunement l’incarnation du Mal, Carlus est comme l’extension séculière et efficace de Gabriel. L’idylle bocagère devient par son truchement intrigue policière, ce qui renouvelle encore le thème de la quête, du regard inquisiteur. Remplaçant l’eau lustrale des bains virginaux, la pluie qu’affectionne pourtant Carlus, l’homme à l’imperméable, ne lave rien. Au contraire, et après avoir fait éclater les fleurs vénéneuses de l’amour sous l’œil innocent de Gabriel, elle nourrit la boue dans laquelle se déroule la comédie horrible de la reconstitution du double crime. Gabriel, en prison pour s’être accusé, par ignorance du sens faussé des mots — bien sûr : toutes les jeunes filles du pensionnat étaient ses « maîtresses » avait-il reconnu — est finalement disculpé grâce à la perspicacité obstinée et sympathique de l’inspecteur, lui aussi amoureux de ces « nymphettes » et qui en arrive à envier le sort du jardinier.

On peut féliciter Alain Demouzon d’une intrique bien menée et d’un sens aigu de la poésie révélé tant par ses descriptions de la nature — verte ou féminine — que par le réseau de subtilités verbales qui entrelace par exemple les noms des personnages et renforce toute une symbolique complexe associant les êtres aux eaux, aux couleurs, aux rites, aux saisons. On lui saura gré également que son roman plein de fraîcheur et de bon goût est si heureusement dénué de ces arcanes prétentieuses mêlées d’un érotisme souvent morose, qui, pour maint lecteur, gâtent « le plaisir du texte » et qui, par bonheur, semblent passer de mode.»

Jean-Paul de Chezet, Université du Québec à Trois-Rivières

The French Review (USA), vol. L, n° 4, March 1977.

ILS sont bien souvent plus “noirs” qu’on ne le croit, les romans dit “blancs” (à cause de leur couverture neutre et sans illustration, supposée plus “littéraire”)...

En 1975, le premier roman publié d’Alain Demouzon sort chez Flammarion en collection blanche. Pourtant, il y a un crime dans cette histoire, et un inspecteur qui enquête. Mais ce n’est pas le fond de l’affaire. Vieux débat, vieille querelle entre polar et littérature. Le mieux est sans doute d’aller y voir d’un peu plus près, pour se faire une idée... Et puis, au fil du temps, les romans blancs finissent par prendre des couleurs.

Flammarion, septembre 1975.

Le Masque, Intégrale « Alain Demouzon », vol. 3, 1998.



« On se douche beaucoup dans Gabriel et les Primevères d’Alain Demouzon. Ce qui nous vaut quelques scènes galantes, voire polissonnes, semblables à celles que reproduisaient les estampes fin de siècle à l’usage des célibataires lubriques. […] À recommander aux fervents de l’hydrothérapie et du voyeurisme. »

Jean Chalon, Le Figaro, 15 novembre 1975.



« Non, non, ne prononcez pas le vilain mot de voyeur : Gabriel est un contemplateur, et même un contemplatif. »

Yves Florenne, Le Monde, 31 octobre 1975.


Publicité  presse.

« On l’attendait au tournant – au coin de la rue du Château-des-Rentiers . Après avoir égrené très régulièrement, et très pro’, ses quatorze romans (et s’être même payé au passage, en 1979, le prix Mystère de la critique, avec Mes crimes imparfaits), on savait qu’Alain Demouzon nous mijotait un « vrai » roman. Il ne s’est pas le seul du domaine à s’y être essayé, et les résultats sont, disons, variables. Bref, ça craignait, qu’allait-il nous sortir ? Sans l’ossature du « polar » (ça y est, le mot est reçu par le Petit Larousse 85), n’allait-il pas s’égarer et nous égarer dans les dédales de l’écriture ? Et pour le fond, quand on connaît certaines de ses tendances, nous livrer un roman complexé de post-soixante-huitard, marqué écolo ? Eh bien, que les pâles envieux prêcheurs de catastrophes remballent leur stylo. […] Demouzon vous conduit de main de maître dans un labyrinthe d’aventures rocambolesques, qui puise aux meilleurs recettes du roman à épisodes et débouche, au terme d’une longue fugue (aux deux sens du terme), avec flash-back et da capo, sur le plus solide des « romans de formation ». Ou, si vous voulez, avec un œil sur Alexandre Dumas et un œil sur Rousseau.[…] »

Jean-Paul Morel, Le Matin de Paris, 11 septembre1984.


« Allègre et charmeur, le récit de Demouzon gomme, par son rythme trépidant, la férocité du constat : la France politique et affairiste de l’expansion dégagerait de fétides odeurs s’il nous laissait le temps de renifler. Le temps de flâner, par contre, Demouzon le prend, en quelques chapitres intercalaires où se reconstitue la sage familiale des Roumilhac. Lents et paisibles comme un pas de laboureur, ces inserts nous font mieux percevoir l’accélération du temps, l’altération des valeurs, la mutation radicale d’un pays et d’un paysage. On découvre un Demouzon tour à tour sarcastique et grave, champion d’ironie, athlète complet de l’écriture. Un « Demouzon » ne voudra plus dire désormais « un bon polar », mais, plus simplement, « un bon roman ».

Pierre Billard, Le Point, 3 septembre 1984.


« Le dernier Alain Demouzon, celui qui sort aujourd’hui, le volumineux, l’abondant, le riche, quel régal ! […] Et quelle tendresse dans tout ce tremblement de terre individuel. Demouzon aime le monde et la vie, d’où la chaleur qui émane de ces pages .[…] La France enfermée dans un volume. Une géographie humaine, nationale, fantastiquement subjective, donc vraie au moment de la lecture. Les bons moments à passer ! »

Christine Arnothy, Le Parisien, 4 septembre 1984.


« Voilà une « perdriole » qui devait s’envoler cet été et devenir, distinction ambiguë, un des best-sellers de nos vacances ; la parution a été repoussée jusqu’à la rentrée. Ainsi ce livre gagne-t-il largement au change : l’été l’aurait étouffé, l’automne le révèle et l’hiver le portera, ne serait-ce que par émulation ou par comparaison… Longtemps auteur fêté de policiers — ce qui peut être une bonne manière de gagner du temps et de l’argent avant de tenter le roman purement littéraire ou l’autobiographie —, Alain Demouzon avait su mettre à gauche bien des idées… Idées qu’il fallait laisser reposer, décanter pour que La Perdriole se donne en si bon ordre, si mathématiquement construite, si sagacement écrite, si ambitieusement maîtrisée. »

Claire Paulhan, Le Magazine Littéraire, novembre 1984.


« La Perdriole est une réussite, une chronique douce-amère, claire obscure, minutieuse, perçante, aimante, sans faux attendrissement, de la vie quotidienne au cœur du pays profond des années lourdes de l’après-guerre au grand chambardement des années 70. Son art du détail, de la patiente traque de ses personnages, avec çà et là un trait plus appuyé pour le relief, donne à ce livre riche en aventures l’inimitable goût de la vérité. L’émotion — c’est la marque du talent — naît davantage des descriptions que des dialogues, d’un mélange fin d’impressionnisme, de vécu, peut-être de partagé. […] Qui découvrira La Perdriole dans longtemps, bien longtemps, en saura long sur nos modes de vie, de mensonges, de pensées et de morts. Qui le lit aujourd’hui, pour peu qu’il ait au moins une trentaine d’années, se souvient. Parce qu’Alain Demouzon a tissé plus de vrai que de faux dans cette Perdriole qui vole, souvenir de nos souvenirs, au beau soleil de la littérature.»

Danièle Brison, Les Dernières nouvelles d’Alsace, 5 novembre 1984.

« C’est le début d’un amour amené à sa plus extrême intensité, un amour perdu que n’aurait renié ni Keats, ni Edgar Poe ni Lovecraft, car des forces obscures secouent cette éternelle tragédie de la séparation dans le temps et dans l’espace. Faits divers et spectacles s’enchevêtrent dans un labyrinthe d’amour et de mort aux accents orphiques où Alain Demouzon s’affirme comme ce tragique rêveur de rêves qu’était Baudelaire, le clin d’œil en plus, donnant à son œuvre, déjà éclectique, une facette supplémentaire. »

Gérard Oestreicher, Le Républicain Lorrain, 2 juin 1988.


« Avec Lune rousse, Demouzon aborde un nouveau genre, appelé par son éditeur « gothique moderne », et qui est un subtil mélange de rêverie, de fantasmagorie, de noirceur, d’épouvante, de tendresse et de raillerie. Lune rousse, c’est le retour au merveilleux dans un monde rigoriste. Un rien peut faire basculer une vie toute droite tracée vers un avenir sans futur, sur un mode où le surnaturel côtoie inlassablement le naturel, où la différence est si ténue qu’elle en est quasiment inexistante. Lune rousse, un roman de Demouzon dont la plume démoniaque griffe au passage certaines pratiques réelles enrobées de faux-semblants. »

Paul Maugendre, Radio-Manche, émission du 10 mai 1988.


« Quand il écrivait des romans policiers, Alain Demouzon ployait sous les étiquettes : « Le nouveau Balzac », « Le meilleur jeune auteur français », « Le continuateur de Simenon », « Le roi du polar hors catégorie ». Lourd, lourd… Maintenant qu’il s’est quelque peu détaché du polar pour la « vraie littérature, parlera-t-on dorénavant de… Demouzon ? Cela serait drôle. Car l’homme et l’écrivain n’ont pas changé. Avec Lune rousse, superbe roman « atmosphérique », Demouzon a conservé du polar le sens du suspense et de la mise en situation. Formidable suspense où les forces obscures s’immiscent dans les faits quotidiens, où les mythes s’entrechoquent, Lune rousse est vendu très justement comme un « roman gothique contemporain ». Avec une habileté diabolique, l’écrivain français cherche ses… racines du côté de Faust et d’Orphée. Mais surtout, une écriture flamboyante sert ce petit bijou de la littérature française . C’est simple, c’est beau comme du… Demouzon. »

Bernard Chappuis, 24 Heures (Lausanne), 21 mai 1988.



Seghers, avril 1990.















       


            1er projet de couverture                                  2e projet de couverture                                      couverture retenue



« On n’est pas là pour rigoler. La littérature, c’est sérieux, pathétique et déchirant. Le montant de l’à-valoir m’a été remis sous la table, en petites coupures usagées, au cours d’un déjeuner chez Lipp. J’ai aussi reçu une boîte à chaussures dans laquelle somnole un lourd automatique à la crosse froide et métallique. Mon travail est simple : descendre un confrère. Tous les écrivains savent faire ça. »


« Voilà un livre d’humeur à lire quand on est de mauvaise humeur. On y entre de plain-pied. On a en face de soi quelqu’un qui en veut au monde des Lettres tout entier et l’on trouve sous sa plume suffisamment d’humour, de vigueur et de remarques pertinentes pour lui donner mille fois raison. Finalement, on ressort de cette lecture tonifié, ragaillardi et… détendu : rien de tel que les ennuis d’autrui pour oublier les siens ! »

Daniel Martin, Le Berry Républicain, 29 avril 1990.


« Les lecteurs habitués au style Demouzon ne seront pas déçus. Son humour noir est toujours aussi décapant, à l’image de l’avertissement placé en exergue : ‘Cette histoire est imaginaire. Toute ressemblance avec des situations, des marques commerciales ou des individus existant ou ayant existé serait fortuite et involontaire. C’est pour cette raison que les noms ont été changés’. »

Bruno Trigalet, La Voix du Nord, 3 mai 1990.


« Demouzon s’est fait un grand plaisir en pourfendant, avec humour, ce petit milieu littéraire où, entre Proust et Sulitzer, on ne sait plus quel est le bon choix. Pas de haine, mais une belle dose d’ironie qui lui évite le divan du psychanalyste et nous offre tour à tour de belles pages de talent romanesque et de réalisme sordide. »

Christine Ferniot, Lire, juin 1990.


« Ça ressemble à un polar, ça a le rythme d’un polar, mais ce n’en est pas un. Sous les dehors d’une irrésistible satire du microcosme littéraire parisien, ce vingt-quatrième livre de l’un des meilleurs écrivains contemporains recèle une impitoyable analyse de notre planète. »

Michel Friedman, Avantages, juillet 1990.


« Écrire, c’est comme la cuisine et l’amour, affirme Maxime Lehutin, narrateur, qui, la quarantaine sonnée, se jette furieusement dans la littérature réputée sérieuse, pathétique et déchirante, avec un humour féroce, tant il est malicieux, subtil, gai, caustique, mordant, incisif, espiègle. Satire infiniment drôle des milieux de l’édition parmi des gens qui ne rigolent pas !… Une farce étourdissante, bien troussée par l’auteur inoubliable de La Perdriole. »

René Vigo, L’Est Éclair, 21 août 1990.


« Un polar ? Pourquoi pas. Divine surprise : la drôlerie, le comique, la satire, l’esprit le plus fin (et vous savez bien que « l’esprit français» m’a toujours pompé l’air, donc il ne s’agit pas de celui-là) et, bien entendu, une écriture directe aux rapprochements inattendus. C’est du Demouzon, le meilleur. Histoire navrante qui devient chaplinesque, du brave garçon qui doit écrire des polars pour vivre, mal. Qui veut écrire un vrai livre, et prêt à le faire, N’importe où avec une fenêtre (c’est le titre). Qui en est empêché par toutes sortes de combines des éditeurs, lesquelles combines cependant font de lui un « best-seller »… alors qu’il n’a rien écrit ! Ce n’est pas si gros que cela paraît. C’est très bien vu, très bien raconté, on se tape sur les cuisses à toutes les pages, on y fréquente toutes les obsessions à la mode chez les écrivains, on se la coule agréable avec le sexe opposé, il y a des personnages de polars tapis dans l’ombre, tout se mêle, et j’adore ce genre de littérature. Car, en plus, c’en est ! Je tire mon chapeau, et ma révérence, à ce Demouzon que je vous conseille d’ouvrir. Vous ne le refermerez pas avant la fin. »

Jacques Folch-Ribas, La Presse, Montréal, 15 août 1990.

Librairie Arthème Fayard, coll. « Alter Ego », janvier 2001.


« Nouvelle collection, chez Fayard, Alter ego, pour que des écrivains jouent le jeu de l’autobiographie fictive. Alain Demouzon, étiqueté auteur de polar, se lance dans une drôle de vie de bandoulier. De brigand, d’aventurier. Auparavant, enfant trouvé, né sous Louis XIV, il connaît trois règnes, vit en France, au Canada, en Louisiane, au Pérou. Il reçoit les leçons du maître de chapelle Marc Antoine Charpentier, accède aux plus hautes fonctions ministérielles, appartient à la mission scientifique de La Condamine, avant de vivre dans une tribu d’Indiens…»

Alain Laville, Nice-Matin, 25 mars 2001.


« Appliquant avec intelligence les principes narratifs de cette collection créée par Fayard, Alain Demouzon passe de l’exercice de style à la flamboyance narrative, et montre qu’un individu existe à partir du moment où l’on transforme sa prétendue histoire en œuvre d’art. Un bonheur de sensualité poétique, qui, chose rare, crée un monde tout en le tenant debout par la beauté d’une langue inventive, et d’un classicisme rigoureux. « Alter ego » s’ouvre sous les meilleurs auspices possibles. »

Maxime Romain, La Marseillaise, 9 janvier 2001.


« Alain Demouzon s’y entend pour conter les aventures de son autre et leur donner un suspense qui n’explosera qu’à la fin. Il était en revanche moins évident de réussir l’exercice d’imitation. Pari tenu. Son pastiche du style Grand Siècle coule de source, tout imprégné d’un vocabulaire au charme désuet et d’une langue très descriptive dont il a extrait quelques savoureuses expressions. Parfois, liberté de l’inventeur qui se creuse, il glisse des notes anachroniques, d’un clin d’œil furtif. Mais l’essentiel de cette autobiographie en trompe-l’œil puise dans la tonalité mélancolique de l’examen de conscience. […] Du Qui suis-je ?, l’industrieux, l’artificieux bandoulier Demouzon glisse par un retournement final à Qui me hante ? Le Bandoulier du Mississippi s’affirme comme une autobiographie au versant initiatique certain. Ses territoires imaginaires ont aussi un goût amer et pervers, un goût de rêve à demi éveillé. L’enchantement par l’imagination a de beaux jours devant lui. »

Olivier Cariguel, le Magazine Littéraire, mars 2001.


«  Avec Le Bandoulier du Mississippi, Alain Demouzon ancre son récit dans le passé pour mieux parler du présent, revisite une langue avec des mots qui enchantent. Mieux encore, et non sans humour, l’auteur s’interroge sur le principe même de l’autobiographie. Cela dit, au-delà d’un texte superbe, Demouzon n’oublie pas ses origines littéraires et boucle cette autobiographie fictive sur un double coup de théâtre. Bon sang ne saurait mentir. »

Bernard Chappuis, 24 Heures, Lausanne, 14 février 2001.

Librairie Arthème Fayard, mars 2004.

Le Grand Livre du Mois, juillet 2004.

Club France Loisirs, octobre 2004.

Feryane, janvier 2005 (édition en gros caractères).



Hémeline, petite fille d’aujourd’hui, rêveuse et entreprenante, nous raconte ce printemps décisif où la famille Contadour dut se réfugier dans cette ferme isolée, en lisière d’une forêt inquiétante. Comment Hémeline dut apprivoiser une grand-mère inconnue, découvrir les sortilèges des grands bois, vaincre la peur et, surtout, conquérir l’amitié de l’étrange Griffadou, oiseau de nuit dont la légende a fait l’incarnation d’un prince assassiné, gardien du trésor… Ce trésor que la jeune Hémeline finira par découvrir est non seulement celui de la vérité sur la mort du grand-père, mais aussi et surtout celui du bonheur de grandir en dialoguant avec la nature et les hommes, aussi sauvages soient-ils. Roman d’aventures et de suspense, conte mystérieux et poétique, Le Griffadou raconte un apprentissage d’enfance où se mêlent les inquiétudes et les joies de la vie.

« Argumentaire » commercial de l’éditeur.


« Une petite fille à l’imagination débordante se trouve, dans une sombre forêt et une situation familiale délicate, tiraillée entre des craintes et des espoirs contradictoires. Elle est à la fois plus lucide que le voudraient ses parents et trop plongée dans le rêve pour être crédible aux yeux des adultes. Peu importe : c’est son monde, dans lequel elle trouve des explications à un mystérieux passé. Alain Demouzon, certains l’avaient-ils oublié, n’est pas que l’auteur de formidables polars. Il est aussi le transcripteur de fines sensibilités, dans la complexité de la vie. »

Pierre Maury, Le Soir, Bruxelles, 2 juillet 2004.


« Bucolique et tendre, ce roman de l’excellent Alain Demouzon est traversé de petits moments magiques, entre rêve et réalité. »

Jean-Paul Guéry, le Courrier de l’Ouest, Presse Océan, le Maine libre, 11 avril 2004.


« On ne sait plus que dire sur cet auteur à l’imagination débordante qui sait toujours aussi bien décrire l’environnement où il s’agite et ne laisse depuis quelque temps de nous surprendre toujours plus. »

Bernard Drupt, La Revue Indépendante, n° 300, mai-juillet 2004.


« Suspense rural, conte initiatique, suite d’églogues, Le Griffadou est une pause bucolique dans l’œuvre de Demouzon. De quoi renforcer l’idée que le grand romancier français excelle dans tous les genres. »

Bernard Chappuis, 24 Heures, Lausanne, 29 juin 2004.


Flammarion, septembre 1984.

« Rompant avec la tradition des « policiers » qui l’a fait connaître, Alain Demouzon nous offre cette fois-ci un gros roman foisonnant : l’histoire d’un rêveur, à la fois naïf et roublard, Valérien Roumilhac. D’une grande richesse d’écriture et d’invention, il nous conduit avec drôlerie et émotion dans des univers très variés : des petits paysans laborieux jusqu’aux terroristes forcenés, de la révolution ratée des étudiants (Mai 68) aux ambitions démesurées des politiciens ; de nombreuses femmes jalonnent également l’itinéraire lumineux de Valérien à travers notre époque. Alain Demouzon tire superbement les ficelles de ses personnages et fait de La Perdriole un grand roman échevelé, extravagant et réussi. J’espère que vous le lirez avec autant de plaisir que moi. »

Charles-Henri Flammarion,

lettre du 30 juillet 1984 adressée à 300 libraires.

« C’est une lune rousse qui conduit le bal dans le nouveau livre d’Alain Demouzon. Elle installe le récit dans un climat fantastique, souvent vénéneux, et provoque un délire romanesque au gré de ses caprices d’été. Le héros de cette féerie sombre, Roch Laugier, enivré d’un parfum d’aventure, saute les murs de son collège et traverse les demeures endormies du village proche avec la grâce d’un ange noir. Il découvre au fond d’une chambre une jeune fille que, par goût secret de la tragédie, il décide d’appeler Iphigénie. […] »

Jean-Noël Pancrazi, Le Monde, 3 juin 1988.

Flammarion, 1988.

Peinture murale de l’Auberge des Bandouliers,

rue du Docteur-Finlay, à Paris 15e.

Une rencontre de hasard, quelque temps après la sortie du livre.

       
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