1977 — « Demouzon, l’homme tranquille du polar », portrait par Denis Mougeot, L’Est républicain, 21 juillet 1977.

1978 —  « Alain Demouzon », entretien avec Lars C Tisell, Dast, vol. XI Nr 4 (Suède), 1978.

1978 — « Il est la révélation du polar français : Demouzon fait dans le crime imparfait », portrait par A.D.G., Minute, 12 juillet 1978.

1978 — « Demouzon dans le roman noir », portrait par Pierre Lebedel, Le Figaro, 21 octobre 1978.

1978 — « L’anti-héros du policier », portrait par Danièle Blain, Le Journal (Montréal), 22 novembre 1978.

1979 — « Il n’y a plus de héros », entretien avec François Gilles [alias Gilles Pudlowski], Le Quotidien Rhône-Alpes, 30 août 1979.

1979 – « Le roman noir de Monsieur Tout-le-monde — Demouzon constate la mort du roman de truand », entretien avec Charles Loszycer, L’Humanité, 21 avril 1979.

1979 — « Sacré Demouzon ! », portrait par Gilles Pudlowski, Les Nouvelles Littéraires, 12 avril 1979.

1979 — « Le roman policier met le pouvoir à nu », entretien avec Claude Courchay, Le Monde des livres, 6 avril 1979.

1980 — « Demouzon, le non-aligné », portrait par Michel Ehrsam, La Croix, 27 février 1980.

1980« Demouzon : un Simenon rajeuni », portrait par Huguette Roberge, La Presse, Montréal, 16 février 1980.

1980 — « Demouzon s’explique », entretien avec Jacques Jaubert, Lire, mai 1980 ; repris dans Les grands entretiens de LIRE, présentés par Pierre Assouline, Omnibus, mars 2000.

1980 — « Demouzon : des hommes tranquilles dans l’univers du crime », portrait et entretien par Jean-Claude Damamme, Livres de France, août 1980.

1980 — « L’assassinat de Merlin l’Enchanteur », portrait par Jean-Claude Lamy (à propos de Quidam), France-Soir, 26 août 1980.

1981 — « Le douzième Demouzon », entretien et dossier réalisés par le Service littéraire des éditions Flammarion et tiré à 900 exemplaires, pour diffusion auprès de la presse et des libraires, mai 1981.

1981 — « Demouzon fait éclater le « polar » dans un bungalow « Sam Suffy » ! », portrait et entretien par Luc Honorez, Le Soir, Bruxelles, 28 juin 1981.

1981 — « Un maître du « nouveau » roman policier français. Rencontré Alain Demouzon »,  entretien avec Francis Matthys, La Libre Belgique, 1er juillet 1981.

1981 — « C’est Balzac chez Maigret », portrait par Pierrette Rosset, Elle, 27 juillet 1981.

1981 – « Un paradoxe indéfendable », V. Joukova, Literatournaïa Gazeta, URSS, août 1981.

1981 — « Bungalow, un  polar à la française. Demouzon, qui êtes-vous ?», entretien avec Pierre Desrappes, Actuels Livres, Bruxelles, novembre 1981.

1982 « Château-des-Rentiers d’Alain Demouzon : le treizième à la loupe… par un écrivain témoin de son quartier. », portrait et entretien, par Jacqueline Meillon, Le Parisien, 15 octobre 1982.

1982 — « Le 13e arrondissement d’Alain Demouzon », portrait par Christine Deymard, Le Nouvel Observateur, 20 novembre 1982.

1983 — « Écrivain et président de « 813 », Alain Demouzon se met à table… », entretien avec Carmela Vicente, L’Union, 20 octobre 1983.

1983 — « Placides et Demouzon », entretien avec Denis Fernandez-Recatala & Charles Loszycer, Révolution, 21 octobre 1983.

1983 — « Plus connue sous le nom de La Ferté » (série : « Les villes du polar »), portrait et entretien avec Louis Destrem, L’Humanité, 25 novembre 1983.

1984 — « Demouzon, maître charpentier », portrait par Alain Riou (page « Cinéma », à propos de Stress, de J.-L. Bertuccelli), Le Matin, 21 septembre 1984.

1984 — « Dans ses polars, Demouzon renoue avec le classicisme français », portrait par Jean-Pierre Deloux, Magazine Hebdo, 5 octobre 1984.

1984 — « Le Temps de vivre » de Jacques Paugam : « La Perdriole, le dernier roman d’Alain Demouzon », Panorama du médecin, entretien avec J. Paugam, 26 octobre 1984.

1984 — « Je ne prends jamais de vacances », entretien avec Gérard Oestreicher, Le Républicain Lorrain, 11 novembre 1984.

1984 — « Alain Demouzon, l’invité de la semaine », entrevue avec Jean-Claude Keutsch, La Vie Ouvrière, 19 novembre 1984.

1984 — « La Perdriole qui vient, qui vole », portrait par Marguerite Erbstein, L’Est Républicain, 29 novembre 1984.

1985 — « Demouzon, des tripes, de la sueur et du sang », entrevue avec Chrystine Brouillet, Nuit Blanche, Québec, avril-mai 1985.

1988 — « Trois règles fondamentales : la simplicité, encore la simplicité, toujours la simplicité », Entretien avec Alain Demouzon, romancier, et scénariste des « Cinq dernières minutes », par Bertrand Audusse, Le Monde, 27-28 février 1988.

1990 — « Le bric-à-brac de Claire Devarrieux : Alain Demouzon », entrevue avec Cl. Devarrieux, Libération, 19 avril 1990.

1990 — « La pêche est un fil entre le monde des eaux et le monde terrestre, aérien… », portrait et entretien avec Michel Droulhiole, Pêche Magazine, septembre 1990.

1993 — « XIIIe : un vrai décor de polar », portait et entrevue avec Delphine Barbier, Le Parisien, 28 juillet 1993.

1995 — « Alain Demouzon invente un nouveau héros de polar, le flic qui n’aime pas la police », portrait et entrevue avec Pierre Maury, Le Soir, Bruxelles, 21 avril 1995.

1995 — « La police n’a plus de secret pour Alain Demouzon », portrait par Anne-Marie Voisard, Le Soleil, Québec, 4 juin 1995.

1995 — « Demouzon sur les traces de Simenon », portrait par Gilbert Grand, La Presse, Montréal, 18 juin 1995.

1999 — « Toutes les Natacha de Demouzon », portrait et entrevue par Alain Delaunois, Le Soir, Bruxelles, 29 juillet 1999.

2000 — « Du noir au blanc », portrait par Stéphane Bugat, Le Journal du Polar, n° 6, juin-août 2000.

2002 — « Demouzon l’indestructible », portrait par Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo, 11 janvier 2002.

2003 — « L’été indien d’un auteur considérable », entrevue avec Marc Émile Baronheid, Le Vif/l’Express, Belgique, 26 septembre 2003.

2006 — « À la recherche du sens de la vie », portrait et entrevue par Didier Fessou, Le Soleil, Québec, 22 avril 2006.

2006 — « De la mécanique du polar à la mécanique humaine », portrait et entrevue par Sonia Sarfati, La Presse, Montréal, 2 juillet 2006.

2006 « Parcours du combattant, propos d’Alain Demouzon recueillis par Stanley Péan et Jean Pettigrew », Alibis, l’anthologie permanente du polar, n° 20, Québec,  automne 2006.

2008 — « Le mérite d’Alain Demouzon », portrait et entrevue par Bernard Chappuis, 24 Heures (Lausanne) et La Tribune de Genève, 8 avril 2008.

2009 — « Il est tombé dans le polar par hasard » — à propos de Les ennuis, c’est mon problème, édition Omnibus des nouvelles de Chandler. Entretien (téléphonique), par Emmanuel Romer, La Croix, 2 avril 2009.

2010 — “Mystère jazz”, entretien avec Paul Maugendre, 12 décembre 2009, sur le site >  mysterejazz.


Avec François de Cornière. Granville “La Vache Noire”, 1996.

Photo, Loïc Faucheux.

Avec Viviane Jean et Michel Vivier, Granville, 20 janvier 1996.

Photo, Loïc Faucheux.

Avec Jean-Paul Savignac.

Paris 15e, 29 mars 1990.

Photo, Claude Dityvon.

       
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Maxime Lehutin : Vous êtes un imposteur…

Alain DEMOUZON : Bien sûr, puisque j’écris.

Ce site, vraiment... On a l’impression d’un monument triomphal… Un mausolée ?

On empile les citations élogieuses. Des couronnes de fleurs et de l’encens. Un air de funérailles avec feu d’artifice. Évidemment, on se gardera bien d’exhiber ses comptes d’auteur, le nombre réel de ses acheteurs.

Une foule recueillie pour tenir les cordons du poêle ?

Cher Lehutin, une expression de ce genre est-elle encore compréhensible ? La langue française, et la culture de cette langue, sont en pleine débine. Un professeur émérite de littérature, un Australien d’origine européenne et qui a passé sa jeunesse et son doctorat en France, m’écrit que c’est rare pour lui, de devoir lire un roman policier avec un dictionnaire ouvert à son côté. Étonnant, de la part d’un correspondant qui écrit une langue impeccable. Il n’avait encore jamais mis le nez dans mes polars. J’ai eu l’impression d’être un ovni, un alien. J’écris le français que j’ai pu lire, et entendre, et rien d’autre.

Mais on ne lit plus.

C’est vrai. Tout de même, on m’a fait plus d’une fois ce genre de remarque et je ne sais pas trop de quoi tenir compte. Faut-il que je m’assèche, que je m’appauvrisse sciemment ? Quelqu’un qui écrit doit se demander surtout ce qu’il fait avec la langue dans laquelle il s’exprime, ce qu’il apporte à cette langue, et non pas à quel débraillé il doit se soumettre afin de satisfaire les incultes ravis du moment. Je n’ai pas envie d’écrire bien, mais proprement. Avec un petit souci patrimonial, c’est vrai. Sauver les cordons de votre poêle…

Marcel Proust disait que tous les auteurs écrivent une langue morte.

Encore la mort !

Justement, revenons-en à la foule attristée qui vous guette, venue voir quelle bobine vous faites.

J’ai le bonheur de connaître tous mes lecteurs par leur prénom. Je les appelle le «  Club des Cinq ».

Voyons donc !

Peut-être arriverai-je au « Clan des Dix », à moins que tout ne finisse par la «  Bande des Quatre ».

Quelle exagération négative !

Mouais, ajoutez deux zéros aux chiffres que je vous donne et vous saurez la vérité.

Ne dites jamais ça, la vérité ! Surtout sur ces réalités. Et dites encore moins du mal de vous : on vous croirait trop facilement. Vantez-vous plutôt de « cartonner », comme font vos confrères.

C’est vrai, dans tous les salons du livre, à les entendre, ils cartonnent. Sauf quand je suis assis à côté d’eux. Je dois leur refiler la scoumoune, faut croire.

De l’argot, hein ?

Aussi démodé que le poêle funèbre et ses cordons de soie fuligineuse… Ah non, n’ouvrez pas votre dico, Lehutin !… J’évite désormais les salons. Mes confrères peuvent y cartonner plus facilement quand je ne suis pas là.

C’est important de cartonner ?

Sans un petit fond de caisse, le commerce périclite. Le boulanger perd le goût de ces aubes pas toujours revigorantes où il lui faut mettre la main à la pâte et s’échiner à pétrir et cuire un pain que personne ne veut manger. L’écrivain qui se morfond, là, derrière son étal où il cherche à fourguer ses salades… ou ses navets, comme vous voulez… il lui faut un peu du soleil de la réussite, sinon il s’étiole.

Le succès ?

Une plante rare, qui pousse par inadvertance sur des sols inattendus, souvent médiocres, on n’y peut rien.

Vous vous étiolez, vous ?… En préparant ce site, j’ai dénombré cent seize éditions de vos livres, rien qu’en langue française.

Certains confrères font nettement mieux.

La plupart font nettement moins.

Il suffit parfois d’un seul livre ou d’un tout petit nombre pour ramasser la timbale. Un seul billet peut faire décrocher le gros lot.

Vous parlez du hit-parade ou de la postérité ?

La postérité est un lot de consolation virtuel. Personne ne peut savoir qui sera gagnant à cette tombola, c’est connu. Aujourd’hui, de leur vivant, des petits malins réussissent à faire visser une plaque à leur nom sur un groupe scolaire, une bibliothèque, une piscine ou une déchetterie. Cette filouterie n’est jamais qu’un petit ruban rouge de plus. La postérité pour de vrai, c’est une autre affaire.

Du discours aux asticots, selon Céline.

J’aime aussi Chamfort, un observateur finaud des mœurs de la fin du XVIIIe siècle.  Il énonce que « la postérité n’est jamais qu’un changement de public », et il ajoute : « Et quand on voit ce qu’est le public… »

Ne dites pas du mal de ceux qui vous lisent !

J’ai mis trente ans d’écriture quotidienne et persévérante à diviser par dix le nombre de mes lecteurs, qui n’était pas faramineux mais honorable. Quatre années d’insistance supplémentaire ont suffi pour porter la division à vingt. Ça ne fait plus grand monde chez le libraire.

Vous enragez...

Je suis désenchanté.

Vous renoncez à écrire, c’est vrai ce qu’on dit, c’est définitif  ?

Cet arrêt n’est pas une décision. Plutôt un envahissement par la lassitude. Pendant trente-cinq ans, j’ai recommencé un livre le lundi après en avoir terminé un le vendredi. C’était mon métier, je n’en avais pas d’autre, et trois enfants à élever. Écrire un roman de cinq cents pages, c’est éreintant, vous savez. Et quand au bout du compte, il n’y a rien ou presque… L’espérance de vie actuelle d’un livre est de moins de trois semaines.

Finies, les « vaches grasses et les vertes prairies »…

Ça, Lehutin, c’est le genre d’astuce que vous avez voulu installer sur ma page d’accueil !

Il y a quelques petites énigmes à résoudre, ici ou là. Votre Quod scripsi scripsi n’est pas mal, non plus… Encore un truc pour faire ouvrir les dictionnaires ?

« Ce que j’ai écrit est écrit », c’est comme ça qu’on peut traduire cette parole de Ponce Pilate. Ou même « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit ». On trouve un indice sur une des pages de ce site que vous avez bien voulu webmasteriser, cher Maxime. Après tout, si les lecteurs ont fui vers d’autres modes, il reste toujours à l’écrivain la satisfaction de ces titres engrangés qui témoignent du labeur. Que le travail ait été préservé, c’est déjà une immense satisfaction, une justification. Souvent, il n’y a pas davantage à espérer. Mener un livre à son terme n’est pas une tâche facile… Si vous le permettez, je ne vous parlerai pas du bonheur d’écrire, ni de l’urgence qu’il y aurait à le faire : beaucoup de mes confrères et de mes consœurs le font trop bien. La liste de leurs œuvres est souvent maigre.

Ouais, inventaire avant liquidation… Il y a peu, vous profériez que « celui qui n’a ni site ni blog ne peut pas être entièrement mauvais ». Et maintenant…

C’est de votre faute, aussi ! Quelle idée, de m’embarquer dans cette aventure numérisée. J’étais bien tranquille.

Mon vieux, mais c’est vous ! Vos paramètres : « Que ça se lise comme un livre. Qu’on glisse le long de pages abondantes qui donneront le sentiment d’un parcours, d’un enchaînement au fil du temps, d’un livre à l’autre. Et des images partout, et des digressions, et bien de la lenteur au téléchargement, c’est sûr.

Je veux décourager le cliqueur frénétique, l’obsédé de l’instantané, de l’immédiat fébrile. Qu’on prenne un peu son temps, qu’on mérite ses petites découvertes.

Dites, on ne parle plus d’immédiat, on dit le « temps réel ». Avec de pareilles idées antimodernes, votre division par vingt sera encore plus vite alignée.

Vous voulez dire « mise en ligne »… C’est une visite de ce mausolée dont vous me parliez au début, qui peut se faire avec un « bon usage de la lenteur ».

Et tous ces trucs à lire, vraiment…

On ne lit plus.

C’est vrai, j’oubliais.                                                                                                      17 septembre 2009

Un entretien exclusif avec Maxime Lehutin

suivi de la liste des entrevues et portraits parus dans la presse, de 1977 à 2010

Liste récapitulative des entrevues & portraits

parus dans la presse, de 1977 à 2009