Album jeunesse.

Messidor/La Farandole, collection « Feu Follet », 1986, dessins de Jean-Paul Savignac.

Après la disparition des éditions Messidor, en 1993, la Farandole est repris par Scandéditions, puis par La Dispute, en octobre 1997, toujours sous le label La Farandole.

Présentation du livre dans « À la page », catalogue informatif des éditions Messidor, en avril 1986 :
« Les célèbres Alain Demouzon, auteur de romans policiers, et Jean-Pierre [sic] Savignac, peintre et graphiste, ont réalisé ici une œuvre inattendue avec humour et fantaisie. »

Bien qu’un « service de presse » normal ait été effectué pour ce livre, avec envois dédicacés, aucun écho critique ne nous est parvenu, sauf celui-ci, au moment de la parution des Contes du Gobe-mouches :

« J’avoue ne pas être attiré, peut-être à tort, par un auteur dont l’un des livres qui précèdent ce dernier a été édité par La Farandole, maison du groupe Messidor contrôlé par le Parti communiste. »
Lecture et Tradition, mai 1991.
http://www.savignacpeinture.com/Accueil3Fr.htmshapeimage_4_link_0

La Table Ronde, novembre 1990 Illustrations de Jean-Paul Savignac.


Réédition en deux volumes :

Le Génie dans une boîte de coca, et autres contes du Gobe-mouches,  Kid Pocket, 1998, n° J 407.

La Sorcière du congélateur, et autres contes du Gobe-mouches,  Kid Pocket, 1998, n° J 418.


« Alain Demouzon, habitué du roman et du polar, fait une joyeuse incursion au pays de Marcel Aymé ou de Pierre Gripari. En neuf récits, Clotilde et Corentin se découvrent l’un l’autre, chacun dans leur pavillon de banlieue. Corentin a des pouvoirs magiques. Clotilde possède son étrange « royaume ». Ils affrontent la sorcière du congélateur ou le buffet en « rideux massif ». Et se rient de la dureté du monde adulte. »

Lire, décembre 1990.


« Alain Demouzon, l’un des papes du polar français, se révèle un conteur pour enfants plein de surprises avec Contes du gobe-mouches, à la Table Ronde, avec des illustrations de Jean-Paul Savignac. Sa « Sorcière du congélateur » a déjà ses fans ! »

Télé 7 Jours, 22-28 décembre 1990.


« J’avoue ne pas être attiré, peut-être à tort, par un auteur dont l’un des livres qui précèdent ce dernier a été édité par La Farandole, maison du groupe Messidor contrôlé par le Parti communiste. »

Lecture et Tradition, mai 1991.


«  Chacun des neuf chapitres est un épisode qui fait avancer l’ensemble de l’histoire tout en se suffisant à lui-même. Un petit gobe-mouches, dont l’auteur prétend, en avant-propos, répéter les paroles, et dont l’histoire est révélée en fin de d’ouvrage, raconte les aventures de deux enfants de banlieue, Clotilde et Corentin. […] Ils apprennent, entre dépassement et renoncement, entre mensonge et vérité, à grandir sans vieillir. Un livre intéressant qui se lit facilement et agréablement. Une illustration en noir et blanc introduit et résume chaque épisode. Celle de la couverture introduit et résume de même tout le livre […] »

Bulletin critique du livre français, juin 1991.


« Un jour, Alain Demouzon se dit qu’il aimerait bien écrire autre chose… Ces Contes du gobe-mouches, c’est un peu les aventures d’une Cendrillon de Garges-lès-Gonesse ou d’un petit Poucet perdu dans la forêt des Achélèmes. C’est ainsi que le sortilège que provoque l’espiègle Corentin en levant son index s’applique à une Tatie Jeanne et à un oncle Edmond, dans les rayons d’un supermarché ; que la sorcière que rencontre Clotilde sort d’un poste de télévision entre deux dessins animés japonais ; que le génie de cette histoire ne surgit pas de la lampe d’Aladin mais d’une boîte de Coca.[…] Les contes de Demouzon s’adressent aux enfants, bien sûr. Mais également aux parents ? Car derrière la naïveté du ton se cachent des messages de références que seuls les « grands » peuvent comprendre. Un peu comme si, pour les parents, la vérité sortait de la bouche du gobe-mouches en même temps que, grâce à ce même gobe-mouches, les enfants avalaient toutes les belles histoires que Demouzon a imaginées. »

Bruno Trigalet, La Voix de l’Aisne, 11 avril 1991.



 

Prix “Octogone d’ardoise”

du

Centre international d’études en littérature de jeunesse

bande dessinée


Dargaud, 1987, dessins de Michel Duveaux.


« Lorsqu’elle ne fait pas l’actrice, Marie Beaumont joue les détectives privés dans une agence miteuse. Une bourgeoise amidonnée et son fondé de pouvoir la lancent sur la piste de la jeune héritière de la famille, fugueuse et introuvable. Évidemment, l’histoire dérape et, d’une affaire apparemment banale, on aboutit vite à un coup tordu. […] Avec Fugue, Demouzon a ficelé un polar tout ce qu’il y a de plus classique. pas un mauvais choix a priori, si ce n’est que l’ensemble est pour le moins bancal. L’album laisse l’impression d’un récit confus, irrégulier et parfois même obscur, qui multiplie digressions et bifurcations sans jamais vraiment conclure. On reste sur sa faim. Quant au travail graphique de Michel Duveaux, l’exégèse en est probablement inutile. Pour information, se reporter à l’édifiante profession de foi « alimentaire » clairement affichée dans les pages du magazine Pilote & Charlie (n° 17). »

N.F., (À suivre), n° 119, décembre 1987.


Alain Demouzon et la BD


Revue 813, Les Amis de la Littérature policière, n° 101, Hiver 2007 :


“ Michel Duveaux avait réalisé l’affiche du 3e Festival du roman et du film policiers de Reims (28 octobre-1 novembre 1981). J’avais bien aimé son approche. Il avait eu l’idée de masquer, en Arsène Lupin, le célèbre “ange au sourire” de la cathédrale. De là est venue l’idée d’un travail en commun. Suggestion qui était d’ailleurs la mienne. Fin 1983, j’ai repris contact avec Duveaux. Mais nous étions tous les deux sur autre chose. Nouveau contact, fin 1985, où nous avons soumis un projet à Guy Vidal, chez Dargaud. Contrat, fin mai. Au boulot ! Et galères diverses. L’album a été publié très tard, en septembre 1987. Le résultat n’était pas satisfaisant. Ce qui devait être une série en est resté là.

En 1984, on m’a proposé de faire quelque chose pour un mensuel qui se lançait dan l’aventure toujours suicidaire de la presse polar. Ça s’appelait Chic, le magazine du noir. Le premier (et unique) numéro (novembre 1984) fut bien fabriqué, mais s’est révélé particulièrement glauque dans son contenu. Mis en relation avec Philippe Bertrand, j’avais proposé Hôtel Flamingo, une aventure plutôt drôle et sexy d’Ariel Baril, qui là encore devait être une série. Ariel Baril, était détective au grand hôtel Flamingo qui, par mesure de sécurité, avait reconstruit tous les monuments de Paris à l’intérieur de son établissement, afin que ses clients puissent visiter la capitale sans avoir à affronter les risques du dehors. Il n’y eut que dix planches. Pourtant, le projet avait également convaincu Dargaud et il fut question d’un album, à publier fin 1986. Seulement, Philippe Bertrand s’était lancé dans un troisième Linda aime l’art, série qui assura sa réputation. Notre projet fut sans cesse différé, puis oublié. Deux expériences décevantes et qui ne m’ont pas incité à persévérer...”


Traduction brésilienne, 2008

Alain Demouzon aurait sans doute pu mieux faire, dans le domaine de la littérature jeunesse et de la bande dessinée. Deux “univers impitoyables”, d’après lui, où les rapports éditoriaux et commerciaux sont encore plus difficiles qu’ailleurs. Mais les choses ont peut-être changé depuis le temps des premières tentatives, à la fin des années 80. Les Contes du Gobe-mouches, livre jugé impubliable par les éditeurs parisiens les plus réputés, reçut  un prix dès sa sortie et fut exposé à la BPI du Centre Pompidou parmi les quelques meilleurs livres pour la jeunesse de l’année. Quelques années plus tard, les Contes d’Excalibur connurent un bon succès en poche et quelques applications pédagogiques, preuve que l’auteur n’était pas en dehors du coup. Quant à la BD, de mauvais démarrages n’ont pas été suivis de reprises. Dommage.

La Table Ronde, novembre 1993, (jeunesse).

Pocket Junior, 1998 (n° J 418).


«  Sur le parking de la gare, Corentin rencontre un homme vêtu comme un chevalier de l’époque du roi Arthur. Et c’est un chevalier de la Table ronde, un vrai, qui demande au jeune garçon de l’aider à retrouver Excalibur, l’épée magique du roi Arthur. La banlieue devient alors une étonnante forêt de Brocéliande, et Clotilde, l’amie de Corentin, ne sait pas encore qu’elle deviendra une fée. Alain Demouzon, auteur confirmé de romans policiers, s’adresse aux enfants avec ces contes intelligents et vifs où l’on retrouve Clotilde et Corentin, les deux héros qu’il nous avait fait découvrir dans les Contes du gobe-mouches. »

Laurent Lemire, La Nouvelle République du Centre-Ouest, 27 janvier 1994.


« Et voilà Corentin parti à la recherche du tombeau d’Arthur : il devra traverser la forêt de l’oubli pour s’initier aux enchantements et aux dures réalités de la chevalerie. Innombrables épreuves, voyages initiatiques, rencontres merveilleuses le conduiront à maîtriser le temps, à se révéler à lui-même comme héros. Un tourbillon d’aventures pour défier l’endurance du lecteur, soutenu par la magie d’un style gaillard et efficace qui allie archaïsme et modernité. »

La Revue des livres pour enfants, février 1994.


« À une époque où nul roi télévisé ne saurait se faire appeler Arthur que dans le futur et où nul Graal cinématographique ne saurait se conquérir que sur d’autres planètes, il y a là de l’originalité. Elle se confirme lorsqu’il apparaît que l’initiation du couple de héros passe davantage par l’amour que par la guerre, et que celle de leurs lecteurs ne recule devant aucun joli mot sous le vain prétexte qu’il est prétendu savant. Aucun des tabous habituels, donc, dans ces aventures qui peuvent être laissées à portée des adultes… »

Michel Friedman, Avantages, mars 1994.


« Demouzon fait là bonne et belle œuvre de styliste, le vocabulaire est riche, précis sans gêner la compréhension d’un jeune lecteur qui pourra au contraire apprendre quelques mots au passage (le livre comporte un lexique). Il faut aussi remarquer sa fidélité à l’esprit de « la matière de Bretagne », la sûreté de son travail de documentation. Au-delà du parking du RER, il y a place pour l’imagination et une autre aventure que celles dont sont gavés certains camarades de Corentin. »

Christiane Rolland-Hasler, Brèves, décembre 1994.

1991 – Rencontre scolaire au Festival de la Nouvelle

       
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1991 – Salon du livre de jeunesse de Montreuil